un fil en cuisine

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chipotle… ça me fait penser…

à plein de choses.

Par exemple, au succès incontestable des incursions anglo-saxonnes en territoire froggy. Légèrement retenue au bagne à casser des cailloux au bureau à faire des choses passionnantes, je n’ai pas encore pu aller constater l’ampleur des dégâts, mais selon L’Express, il ne fallait pas trop être pressé du burrito.

Ca n’est pas sans rappeler les files d’attente légèrement soviétiques devant Le Camion Qui Fume ou Marks & Spencer. Comme quoi, les Franchouillards sont prompts à cracher sur la gastronomie non-française en général et anglo-saxonne en particulier, mais ça ne les défrise pas tant que ça de patienter deux heures pour du fromage anglais.

m&s le jour de l’ouverture

Ca me fait aussi à une taqueria près de mon ancien chez-moi. La Taquiera, qu’elle s’appelle, simplement et directement. Patron sympa, tapas froids (dont un très bon ceviche et un guacamole fort sympathique, le cactus mariné est aussi à tester, mais plus pour l’expérience que pour le goût) et tapas chauds (quesadillas et tacos), autour de 5 euros (pareil pour les boissons), un endroit vraiment sympa et au bord du square Gardette, un joli coin de verdure dans le 11ème.


 

Chipolte, 20 boulevard Montmartre, Paris 9ème
La Taqueria, 20 rue du général Guilhem, Paris 11ème

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la twittoquinzaine en vrac #7

Légèrement à la bourre pour cause de vie professionnelle bien remplie et de préparation du déménagement dans ze new maison, une petite récap twittesque du début avril.

Il n’y avait pas tellement de doute sur la chose, mais TopChef est un vrai business, comme le montre Challenges et le relate Le Figaro (avec une petite hausse de 10€ du menu du restaurant de Jean, vainqueur du concours, au lendemain de l’annonce des résultats). A ce propos, JP Géné n’a pas tellement aimé.

Dans la série “on le sait, mais ça vaut toujours la peine de le souligner”, Le Monde rappelle que “bio” ne veut pas dire “local” (ce que je trouve personnellement aberrant: une tomate non traitée qui a traversé la moitié du monde pour arriver dans mon assiette, 1) je vois pas le gain pour la planète, 2) je doute que le transport n’ait pas déposé sur elle une chtite couche de produits chimico-cracra).

En parlant de produits de top qualité, Camille Oger relate le scandale du patriotisme japonais et du riz de Fukushima. Déconcertant et révoltant.

Pour finir, comme le rapportait Cécile Cau, la prochaine exposition du Musée du quai Branly sera consacrée à l’art culinaire chinois. Elle s’appelle Les séductions du palais, cuisiner et manger en Chine.

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les dessous du blog #2: kitchen lab, un peu loin du paradis

Kitchen Lab, première édition, c’était samedi 24 mars au Purgatoire et c’était pour moi un événement en demi-teinte.

Côté positif, un soleil éclatant, une douceur inattendue, un endroit agréable, une très chouette découverte (le foie gras Comtesse du Barry) et un accueil sympathique, tant au niveau de l’équipe de Kitchen Lab que des exposants.

Pourtant, dans son dossier de presse, le Kitchen Lab se définit comme “un showroom multimarques dédié à la gastronomie et aux arts de la table”. “Showroom”, et donc “exposants” plus qu’autre chose.

En dépit des ateliers - au sens plus ou moins large du terme*, il s’agissait parfois plus de démonstrations -, il se dégageait une impression commerciale et promotionnelle un peu déconcertante.

Oh, je ne crache pas sur la promotion: je regarde la télé, je reçois des pubs et j’aime même un blog où je parle des soirées (enfin de la soirée) où je me fais entretenir par une marque.

Ce qui m’embête, c’est que l’événement avait été “vendu” comme une rencontre de blogueurs et que ça n’était pas vraiment le cas. Quant à la publicité des marques, je l’ai trouvée moins subtile que lors de la soirée Nespresso (qui est mon seul point de comparaison en matière de “choses faites par des marques pour des blogueurs”).

Deux tables rondes étaient organisées. La première a principalement été un exposé des raisons et expériences personnelles des blogueuses, à l’exception de la très intéressante - et trop courte! - intervention de LiliMarti sur le plagiat. La seconde, consacrée à trois start-up culinaires (Food Reporter, WeCook et Restolib), m’a permis de connaître ces entreprises, mais encore une fois sur un mode commercial, avec une nuance pour Food Reporter, dont le patron a réussi à s’éloigner de la promotion de son “bébé”.

A la fin de cette table ronde, la phrase a été prononcée (peu ou prou): “vous êtes blogueurs, ce sont des start-ups, alors parlez d’elles sur vos blogs!”.

C’est à ce moment-là que j’ai eu cette désagréable impression d’avoir invitée dans l’unique but de repartir avec des échantillons pour en parler sur ce blog, et ça n’était pas franchement agréable.

Dommage, car l’idée de réunir des blogueurs en assez petit comité (ce qui peut permettre l’échange et les rencontres), dans un lieu sympa et autour de ce qui les anime était bien pensée et alléchante.

*Je ne prononce pas sur l’atelier Charal (qui semblait se rapprocher le plus d’un atelier) ni sur les cours de photo, je n’y ai pas participé.

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les blogs culinaires sont-ils dépassés?

Adam Roberts, auteur du blog The Amateur Gourmet, proposait la semaine dernière un article au titre un peu polémique: “Are Food Blogs Over?” (“Les blogs culinaires sont-ils hors jeu?”). Je suis tombée sur l’article grâce à Hana et Clotilde, et ai contacté Adam pour obtenir le droit de traduire une partie de son article.

Avec beaucoup de gentillesse, il m’a autorisée à le faire et voici le résultat. L’intégralité de son article est disponible ici.

L’article peut sembler cynique ou défaitiste. Pour moi, il s’agit plutôt d’une vision réaliste de la situation actuelle doublée d’une volonté amoureuse de faire avancer les blogs culinaires. Chapeau Adam!

une capture d’écran du blog d’Adam Roberts

La base de l’article d’Adam est une phrase d’un article du New York Magazine de la semaine semaine dernière: “les blogs culinaires sont toujours un phénomène important, mais ils ont connu leur véritable apogée au début des années 2000”.

“Je ne suis pas d’accord avec la période: si les blogs culinaires ont déjà connu leur heure de gloire, c’était plutôt à la fin des années 2000. Mais la question que pose [la phrase du New York Magazine] est pertinente. Les blogs culinaires sont-ils dépassés?”, se demande-t-il.

Les faits semblent montrer que cela n’est pas le cas: “il existe des communautés de blogueurs culinaires […], des groupements de blogs culinaires, des codes de conduite pour blogs culinaires et des cours pour blogueurs culinaires”, détaille Adam.

Pourtant, il note un véritable changement par rapport aux débuts de son blog, “cette culture du mitraillage photo, de l’échange de liens, des conférences pour blogueurs culinaires est très différente de celle que j’ai découverte en 2004”.

A l’époque, explique-t-il, “la forme [des blogs] n’est pas vraiment définie” tandis qu’aujourd’hui “les nouveaux blogs culinaires ont tendance à tous se ressembler: couleurs vives, jeux de mots dans le titre, grandes photos prises avec un appareil réflex, multiples icônes pour partager les articles ou les ‘aimer’ sur Facebook et style d’écriture inoffensif et agréable, parfait pour un magazine de compagnie aérienne”.

Pour lui, ce qui a changé, c’est la disparation “de la prise de risque, du goût du danger”. “Les gens [qui ouvrent des blogs] font ce qui a déjà été fait, mais avec des recettes différentes”. Or, poursuit Adam, “il ne suffit pas de créer de nouvelles recettes, il faut innover aussi dans la forme, et c’est en cela que l’on peut dire que l’heure de gloire des blogs culinaires est derrière eux”.

Mais Adam ne se contente pas d’identifier le problème, il propose également des solutions. Pour créer, aujourd’hui, un blog culinaire pertinent, “il ne faut pas recopier ce qui a déjà été fait, il faut créer quelque chose d’original, que ce soit dans le concept, la présentation, le style d’écriture, le sujet ou les photographies, il faut trouver un moyen de faire progresser les blogs culinaires”.

La dernière phrase sonne comme un constat cinglant mais résolument optimiste: “pensons différemment pour entrer dans une nouvelle ère des blogs culinaires, une ère où la première préoccupation ne sera pas le référencement mais la surprise et la satisfaction des lecteurs”.

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la twittosemaine en vrac #6

Une petite semaine ensoleillée vient de s’écouler, alors la Twittosemaine sera assortie, printanière et optimiste.

Deux recettes originales pour commencer, avec un nouveau food animé de la très talentueuse J’veux être bonne, pour qui veut faire des gnocchis colorés, et des macarons “sans la durée” (notez le jeu de mot!) par Gally sur le blog de Guillaume Long (sur Twitter depuis peu, d’ailleurs).

Un article de la Dépêche du Midi qui soulève -chez moi du moins- une certaine interrogation. Selon le quotidien méridional, les cuisiniers amateurs préfèrent Internet pour trouver des recettes, alors que les ventes et les sorties de livres de cuisine explosent. Auraient-ils donc vocation à devenir une sorte de catalogue de jouets pour adultes plutôt que des recueils techniques?

A noter, enfin, une version Internet du bimensuel Gmag. Il ne s’agit pas d’une reproduction du magazine, mais d’une “continuation de la version papier, avec un contenu éditorial qui lui est propre”, dit le site. Drôlement chouette!

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